Pour l’instant, ça va

Je gère…
La situation est sous contrôle…
J’ai un boulot que je connais, que je maitrise ; je suis mariée, j’ai des enfants, je suis en bonne santé ; bref, j’ai tout ce qu’il faut pour être heureuse.

Je ne vais pas me plaindre ; ça pourrait être pire.
Et il y a bien pire que moi d’ailleurs.

Voici ce que, pendant des années, je me suis répétée en boucle matin et soir.

 

Ce petit discours intérieur pourrait paraître anodin mais l’est-il vraiment ?
Que se cache t’il derrière ces mots ?
Que fallait-il entendre ?

 

Aujourd’hui avec le recul et mon regard de coach ; ces mots ont en effet, une autre portée…

Pour l’instant, ça va…
Ok mais quelle est la limite ?
A quel moment, tu estimeras que ça n’ira plus ?

J’ai tout ce qu’il faut pour être heureuse…
Ok, mais es-tu heureuse ?
Ce n’est pas parce que tu as tout ce qu’il faut pour l’être que tu l’es.
A quelles normes fais-tu référence lorsque tu dis que tu as tout ce qu’il faut pour être heureuse ?
Qui essaies-tu de convaincre et pourquoi ?

Franchement, je ne vais pas me plaindre…
Et pourquoi pas ? Qu’est ce qui t’en empêche ?

Ca pourrait être pire, il y a bien pire que moi d’ailleurs…
Peut-être, mais en l’occurrence c’est de toi qu’il est question aujourd’hui : de toi et de ton bien-être.
Pourquoi devrions-nous attendre que tu aies atteint le pire ?

 

 

En effet, derrière ce petit discours intérieur se cachait le signe que je n’arrivais plus à donner du sens à mon quotidien, à mon travail, à ce que j’étais en train de vivre.

Je n’arrivais plus à donner du sens à ma vie

LA PERTE DE SENS

 

Elle survient là où la routine s’est installée.
Là où on a ancré des habitudes, par confort.

Dans un quotidien rodé.

 

Un quotidien rodé qui ne nous fais plus rêver, qui ne nous fais plus vibrer.

Dans lequel, il n’y a plus de place pour la nouveauté, la créativité, le challenge.

Et plus le temps passe et plus nous nous conformons à ce quotidien et perdons notre objectif de vie de vue.

Tout roule comme sur des roulettes, le train train quotidien est en marche et chaque jour qui passe, nous conforte un peu plus à rester à bord du train.

Les effets de la perte de sens ?

Personnellement ,j’ai commencé, malgré ce que je pouvais bien dire à ne plus être heureuse, à ne plus être épanouie à bord de ce train pourtant si confortable.

J’avais bien conscience qu’il me manquait quelque chose, que quelque chose clochait mais je n’arrivais pas à en identifier la cause, ni même l’origine.

Quoi, il y aurait un grain de sable dans toute cette belle mécanique ?
Comment est-ce possible ?
Je m’en serais rendue compte…

Du coup, je rejetais la faute de ce mal être sur les autres : mon travail, les transports…

Et m’adaptais, malgré tout, à la situation au point d’en oublier ce qui était important pour moi.

J’avançais tête baissée sans même savoir quelle direction je devais donner à tout ça et en oubliant complètement qui j’étais.

Aussi, je vous invite les amis à ne pas banaliser ce :

« pour l’instant, ça va… »

 

 

Que ce soit dans la vie privée ou professionnelle, la perte de sens existe : c’est le nouveau fléau en entreprise.

« Plus d’un salarié sur deux (55%) estime que le sens au travail s’est dégradé »  cf Harvard Business Review du 18/04/19

Après le burn-out, qui correspond à un état d’épuisement physique et psychologique, après le bore out qui correspond à l’ennui au travail, il est question, aujourd’hui, de brown out : démotivation, désengagement.

 

 

N’attendez pas le pire pour vous sortir de cette situation.

 

Traitez vous en 1èreclasse, personne ne le fera pour vous.

 

Redonnez du sens à votre quotidien, à votre travail.

Et il n’est pas forcement nécessaire de changer de travail ou de vie pour cela… 😉

 

Brigitte PAUSE Écrit par :

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