Surcharge mentale

Êtes-vous déjà cuit ?

La surcharge mentale, c’est quand il y a trop de choses qui moulinent en même temps dans notre tête. Trop de choses auxquelles on essaie de penser en même temps.

 

 

Mais dites-moi, sérieusement… Pensez-vous que cela soit efficace de faire un peu de tout, en même temps ? N’auriez-vous pas intérêt à vous focaliser ?

Pensez-vous que la force de 100 rayons sur 100 points distincts soit la même que 100 rayons sur 1 seul point précis ?

Vous me direz que vous n’avez pas besoin d’un rayon laser au quotidien.

Soit.

Mais peut être trouverez-vous un intérêt à être plus focus ? Plus efficace, plus efficient.

Mais, c’est un choix.

surcharge mentale

 

Je me revois, il y a quelques années en arrière, dans ma précédente vie.
Je devais jongler avec un passager qui avait raté son vol, mes départs de la semaine, des contrats à faire en urgence et des devis pour hier…

Et souvent, il était à peine 10h que je ne savais déjà plus où donner de la tête.

Mais, une chose était certaine !!!!

C’est que j’allais devoir réussir à tout gérer dans la journée. Et oui, on en parlera dans un autre article mais j’avais déjà une proportion à me mettre la pression toute seule.

 

Par où commencer ?

Qu’importe…

Certaine de pouvoir tout gérer en même temps, je ne prenais pas le temps de m’organiser, de me structurer.

En même temps que j’essayais de trouver un autre vol pour mon client, je vérifiais que tout était prêt pour mon ou mes départ(s) du lendemain, tout en vérifiant que j’avais déjà tous les éléments pour la rédaction des contrats…

Et c’est ainsi que, sans m’en rendre compte,  je me retrouvais à jongler avec plusieurs dossiers en même temps.

Que je me retrouvais en un rien de de temps à faire un peu de tout, en pensant à tout un tas de choses en même temps.

Et j’étais persuadée à l’époque que j’optimisais mon temps et que c’était un réel atout que de pouvoir gérer plusieurs choses en même temps.

Mais il n’en était rien.

 

Syndrome de la zappette 

En réalité, je perdais un temps monstre à passer d’un dossier à l’autre, d’un problème à un autre.

A chaque fois, que je reprenais un dossier, je devais reprendre quelques secondes pour me resituer, pour me rappeler où j’en étais et me refocaliser sur la tâche à faire.

En effet, c’est une légende urbaine que de croire que l’on peut faire plusieurs choses en même temps.

Prenez-le pour dit :

 

Votre cerveau ne sait pas gérer plusieurs tâches à la fois !!!

surcharge mentale
Que vous soyez un homme ou une femme, qu’importe, votre cerveau ne sait pas faire plusieurs choses en même temps.

En revanche, force de pratiques, nous lui avons appris à switcher d’une tâche à une autre en une rapidité éclaire.

Mais il n’empêche qu’il lui faut du temps pour se réadapter à chaque fois.

D’ailleurs, est ce qu’il vous est déjà arrivé, au travail de vouloir lancer, sur votre ordinateur, différents programmes en même temps et de le planter ?

Si oui, je vous laisse réfléchir au lien éventuel avec le sujet de cet article ; à savoir, la surcharge mentale…

 

Trop d’informations

Par ailleurs, là où je me pensais efficace à gérer plusieurs dossiers en même temps, je m’aperçois avec le recul que je ne faisais que battre des ailes.
Telle une poule qui a espoir de s’envoler.

Mais en vain…

En fait, je m’éparpillais, je gaspillais mon énergie et mon temps car je n’étais pas focus. Mon esprit était pollué par 1000 pensées (je vous rappelle que nous en avons 80 000 par jour).

Je n’étais pas concentrée à ma tâche et donc pas pertinente, efficace.

Et ça, c’était sans parler des mails qui tombaient tout au long de la journée, que je ne pouvais m’empêcher de consulter par peur de louper une information importante.

Comme si la solution que je cherchais allait se trouver dans LE mail que je n’allais pas lire de suite…

Oui ça frisait la paranoïa.

 

La pression monte

J’étais persuadée que je devais être au courant seconde par seconde et minute par minute des informations rentrantes.
Même si elles n’avaient aucun lien avec les sujets en cours de traitement.

Pour la simple et bonne raison, que j’étais persuadée que ça allait me prendre plus de temps de lire 10 mails d’un coup qu’1 seul mail à chaque fois.
On en revient à notre histoire de laser…

Sauf qu’au moment où je devais finalement traiter l’email en question, 9 fois sur 10, je devais le relire.
Car je n’avais en fait que brièvement survoler le contenu pour savoir s’il y avait urgence ou pas.

Et je ne vous parle pas du fait que chaque nouvel email ouvert était autant d’informations complémentaires à traiter par mon cerveau !!!

 

Résultat des courses, au delà du fait de lire 2 fois le même mail, plus la journée avançait et plus j’avais engrangé d’informations, de dossiers à traiter, de demandes en tout genre…

Et plus je me sentais submergée parce que j’avais à faire.

surcharge mentale

 

 

Je vous laisse imaginer ce que je pouvais ressentir à ce moment là de la journée.
En terme de stress, j’étais plutôt hight level.

Car même si j’avais réussi à trouver une solution pour mon passager qui avait raté son vol, il y avait eu entre temps 30 mails à traiter.

Et donc 30 dossiers de plus à mouliner dans ma tête.

Dingue, non ?

D’où la notion de surcharge mentale.

surcharge mentale

 

Pour moi, il y a surcharge mentale quand on est dépassé par les évènements, quand on arrive plus à les gérer, à les organiser.

Mais une fois de plus, à l’époque, si vous m’aviez posé la question, je vous aurai répondu : non, non c’est bon, je gère…

Mais c’est faux !!!

Gérer, c’est organiser, c’est savoir où on en est, savoir où on peut aller, mesurer notre progression et corriger la route si besoin.

 

J’adore cette définition trouvée sur internet car :
Savoir où on en est, c’est être capable de mesurer l’état de la situation (combien ai-je d’urgences à traiter).

Savoir où on peut aller, c’est connaître ses limites (combien de temps, j’ai pour traiter ces urgences), ce que l’on peut endosser (est ce que je peux y faire face seule).

Et mesurer notre progression c’est être capable de prendre du recul et corriger la route si besoin. C’est aussi être capable de demander de l’aide si besoin.

J’insiste mais pour moi, dans la surcharge mentale, il y a une notion d’excès, de trop, de too much…

 

Donc mieux vous vous connaissez, mieux vous connaitrez vos limites.

Plus vous serez bienveillant avec vous-même et plus vous accepterez vos limites, plus vous serez capable de demande de l’aide ou de reconnaître que vous n’y arrivez pas seul(e).

Et plus, vous serez à même de vous protéger de cette surcharge mentale.

 

Je vous en ai un peu parlé, mais je vous laisse imaginer ce que je pouvais bien ressentir dans ce genre de journée où le stress, la pression prenaient le dessus.

 

On perd le contrôle.

 

Mais pas que…

 

On perd aussi confiance en soi.

Vous savez ce sentiment d’assurance et de sécurité à propos de soi.
Cette certitude de posséder les capacités pour compter sur soi, prendre soin de soi et faire face aux aléas de la vie.

 

Et là, c’est la descente en enfer.

Alors, même si pour l’instant, ça va et que vous avez le sentiment de gérer.

 

Faites attention à vous, traitez vous en 1ère classe.

 

 Car comme la grenouille, dans la marmite qui bout peut être que vous êtes déjà cuit…

 

Brigitte PAUSE Écrit par :

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